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Vers plus de sens et de satisfaction…

Mon intention dans cet article est de vous retracer quelques étapes clés de ma vie pour vous relier (avec un modèle tout simple que je trouve éclairant pour ouvrir l’envie de creuser). Ces étapes donnent du corps et du cœur à mes accompagnements… car je parle en connaissance de cause ! Un chemin, mon chemin, pour « retrouver cohérence, sens et satisfaction ». J’espère que ces partages pourront vous inspirer sur votre propre chemin !

Car nous n’achetons pas un produit/service, nous achetons l’histoire qu’il raconte et un bout de notre propre histoire que nous pouvons créer à l’aide de ce produit/service.

Lorsqu’il s’agit de prestations comme ce que propose Co’Delta, le service se mêle avec l’histoire de la personne qui effectue la prestation. La connexion démultiplie l’efficacité. C’est cette histoire qui donne une qualité, une coloration particulière que vous ne retrouverez pas ailleurs.

L’âge de « raison »

Comme chacun, je suis passé par « l’âge de raison » (communément situé vers 7 ans) qui s’étale en fait facilement jusqu’à la pré-adolescence. Une période nécessaire à la compréhension de la conséquence de nos actes et à l’intégration sociale.

Mais c’est aussi, malheureusement, un âge de « raison » où il est question se montrer « raison-able ». C’est-à-dire ce que je décrirais comme (avec le clin d’œil à « able » en anglais) : « cap-able de raison pour devenir aim-able ».

C’est en fait une période cruelle où l’enfant intègre les notions de bien/mal, juste/faux, tort/raison comme ce que les adultes ont appris eux-mêmes… un monde de jugements qui vont venir malmener son estime de lui.

 

L’impact dramatique de l’âge de « raison »

Se sentir responsable des problèmes et des émotions des adultes a une conséquence énorme. Car il s’agit même d’hériter malencontreusement des blessures de ses ancêtres dans un total inconscient collectif.

Le cadeau empoisonné pour l’enfant a un fond très simple (mais des formes très complexes selon le passé de chacun), il s’agit de malédictions…. De « mal-dictions » de la part des adultes.

Car l’enfant comprend : « si je fais ça ou ça, je suis aimé ou non de l’autre… » et en premier de l’adulte dont il est dépendant bien sûr. Qui plus est, à un âge où « faire » et « être » sont encore confondus, s’il « fait mal » il franchit facilement le pas vers « il est mal, mauvais ».

Les adultes ne s’en rendent pas vraiment compte. C’est bien normal ! Nous avons refoulé cette période pour nous protéger. Nous, figures d’autorité et de respect ou de crainte, sommes aussi très soulagés de voir nos inquiétudes quotidiennes diminuer : L’enfant fait « enfin » ce que nous lui demandons de faire. Il obéit. A la fois, nous sommes rassurés et à la fois, avouons-le, nous devenons de « bons » parents, nous avons « bien » éduqué notre enfant au regard de la société ; le jugement social.

 

Les « drivers »

L’enfant acquiert donc des comportements basés sur les croyances construites pour se faire accepter et aimer. Nous en venons à confondre « amour » et « reconnaissance ». Et c’est d’ailleurs par exemple ce qui poussera certaines personnes à terminer en « burn-out ».

Il existe plusieurs modèles et j’aime garder en tête un modèle très simple : celui des 5 drivers. Vous trouverez bon nombre de sites sur internet les décrivant. Les voici en très bref :

  • « Sois fort » : La vie n’est-elle pas un combat ? C’est ce que l’enfant retiendra avec des messages l’incitant à se débrouiller seul, ne pas faire confiance, ne pas être faible. Montrer ses émotions est alors une faiblesse, une faille. Un classique masculin du guerrier avec « un grand garçon ça ne pleure pas ! ». Globalement le message est que « dans la vie, il faut se méfier des autres et savoir se battre ».
  • « Fais un effort » : « Donne-toi du mal ! », « On a rien sans rien », « On ne fait pas ce qu’on veut dans la vie », « Ça se mérite »… inculque à l’enfant qu’il faut toujours rester persévérant et déterminé pour pouvoir réussir. L’enfant (et adulte) rentre dans le « jamais assez » pour prouver qu’il mérite.
  • « Fais plaisir » : Un autre grand classique, souvent pour les filles et l’éducation catholique, la croyance que le bien-être des autres passe avant le sien. « Tu n’es vraiment pas gentil(lle) », « Ne sois pas égoïste ! » ancre profondément cette croyance.
  • « Dépêche-toi » : Prendre son temps est assimilé à une perte de temps et donc de l’inefficacité. « Tu n’as pas encore fini ? », « quand est-ce que tu vas t’y mettre ? »…
  • « Sois parfait » : La croyance est qu’il faut faire parfaitement une chose pour mériter reconnaissance et amour. L’origine de ce traumatisme est que, quoi que nous fassions, ce n’était jamais suffisamment bien : toujours un « peut mieux faire ! ».

Généralement, nous combinons 2 drivers + le « Dépêche-toi » qui est exacerbé par notre société du « vite et bien »… Guère étonnant que le nombre de burn-out augmente !

 

Mes « drivers » principaux

J’ai vite adopté en numéro 1 le driver « Sois parfait ». La qualité dans ce que je fais me tient fortement à cœur et la pression du « dépêche-toi » a souvent été quelque chose de difficile à vivre pour moi dans les projets (car en total contradiction avec ma conception de la qualité). En même temps, il est bien possible que cette recherche de qualité, pour ma satisfaction et celle de l’autre, m’ait préservé du burn-out justement.

En malheureux renfort, j’ai le driver « Fais un effort ». Je me souviens, lors d’un bilan de compétences, que mon père avait marqué à mon sujet : « A priori doit savoir tout faire, si c’est nécessaire ». Je lui fus très reconnaissant et fier. Je n’avais pas compris ce que ce message cachait dans nos inconscients.

 

L’insatisfaction

Cette combinaison de drivers (« jamais assez » + « faire/être parfait ») a généré chez moi une profonde et tragique insatisfaction chronique. Eh oui ! Ce n’était « jamais assez parfait ! ». Un sévère critique interne. Alors garder en tête la loi de Pareto (loi des 80/20) et l’auto-empathie me sont très soutenant à présent !

En France, les sciences étaient (sont ?) mises sur un piédestal par rapport aux matières littéraires. De plus, les adultes ne demandaient (demandent ?) pas vraiment l’avis aux enfants : lorsqu’on a un « bon bulletin », « on va en S » (de toute façon « il/elle ne sait pas encore ce qu’il/elle veut »). Alors je suis allé répondre à ce qu’on attendait de moi pour me faire apprécier, me faire reconnaître et me faire aimer. Et j’étais complètement d’accord ! Mon mental me protégeant de blessures d’enfance, il empêchait l’accès à mes ressentis, à mes émotions et au point même de masquer mes désirs.

Comment voulez-vous être satisfait ensuite malgré toutes vos réalisations ? Cela vous parle ?

 

La reconnaissance… Enfin ?

Je n’avais pas vraiment de bonnes notes en sciences durant mes études. Je m’arrangeais pour que cela passe tout juste afin de m’intégrer sans être vu comme un intello. Je croyais aussi que c’était normal car « en S, on est plus exigeant sur ces matières… ». Et les copains étaient meilleurs que moi… En fait, je ne voyais pas ceux qui étaient moins bons. La raison ? Facile : c’est parce que je ne faisais « pas assez d’effort », je n’étais pas « assez » pour être accepté.

Après le bac et une première année de classe prépa à la dérive (salutaire), quelqu’un de proche m’a dit « tu n’es pas fait pour les études longues… ». Alors ? Et bien, toujours inconsciemment, j’ai « réussi » à terminer avec un titre de docteur en électronique et même les « félicitations du jury » (même si cela ne se faisait déjà plus officiellement).

Je garde un fantastique souvenir de ma soutenance de thèse d’ailleurs. Déjà parce que c’était « gagner la coupe » après mes efforts : Regardez ! Vous voyez ? Vous aviez torts !

Mais aussi, et surtout maintenant, grâce aux compliments notamment d’une professeure de Bordeaux que je ne connaissais pas. Elle m’a touché en m’expliquant qu’elle avait trouvé mon mémoire de thèse passionnant car il se lisait comme un livre (et qu’elle l’avait sur sa table de chevet je crois même).

Est-ce que cela m’a mis la puce à l’oreille afin de me reconnecter à mes dons et mes aspirations ? Eh non, trop tôt pour moi !

 

Ma première vie professionnelle

J’ai donc passé près de 15 ans en tant qu’expert en compatibilité électro-magnétique… Un domaine de l’électronique où il y a tellement de paramètres à prendre en compte et tellement d’incertitudes et d’inconnues qu’aucun ordinateur ou modèle ne suffit pour analyser un système… La « complexité » à ne pas confondre avec le « compliqué » comme je l’expliquais systématiquement dans mes formations ou interventions chez les clients. « Ce n’est pas parce que vous avez mal au genou que le problème vient du genou ». Ce n’est évidemment pas un hasard que cette complexité m’appelait, on la retrouve dans les systèmes humains.

Les dernières années d’ingénierie m’ont révélé beaucoup de colère, et donc d’énergie. Je n’avais toujours pas conscience qu’il s’agissait d’un signal pointant mon insatisfaction globale… Bien au-delà de la réussite de tel ou tel projet/mission. C’était un manque de reconnaissance. Pour moi, le problème venait de l’extérieur, des autres. Je ne pouvais pas remettre en question tant d’années de ma vie alors que je m’étais battu pour en arriver là. Battu ? Non, évidemment, pour moi c’était juste le minimum à faire.

Cela vous rappellerait-il quelque chose dans votre vécu ?

 

La décision

En fait, ce manque de reconnaissance personne ne pouvait me l’apporter… et encore moins à la mesure de ce que j’attendais ! Il manquait du sens et de la connexion à moi-même (besoins, valeurs, désirs). Personne ne me l’avait jamais appris.

Cela ne m’a pas empêché de réaliser des choses, d’avoir confiance en moi dans différents domaines, de m’amuser et d’éprouver de la satisfaction dans ma vie privée et professionnelle. Mais il manquait toujours quelque chose. C’est bien normal depuis « l’âge de raison » et les drivers associés !

En 2014, avec l’approche de la quarantaine et une sensation de « mi-vie », j’ai eu un message clair en moi… Je devais absolument choisir « de quel côté de la barrière sauter ». Soit je finissais en vieil aigri jamais satisfait… Soit j’utilisais à bon escient ma faculté de « faire des efforts » et mon intelligence intra-personnelle pour démarrer un chantier sur moi.

J’ai alors démarré une psychanalyse (fidèle à ma personnalité : thérapie longue + esprit analytique).

 

Le passage

Ce fût la plus belle décision de ma vie. Bien que je considère que le point d’entrée en psychanalyse est le mental, ce travail sur moi m’a permis de me reconnecter progressivement à mes émotions, à ce qui me touche. Le « parler vrai », l’authenticité (utiliser sa vulnérabilité comme une force), m’a permis de mettre à jour ce que mon inconscient avait refoulé au plus profond pour ma protection.

En 2018, j’ai eu suffisamment de conscience et de clarté pour prendre les choses en main : je me suis formé au coaching professionnel, je me suis séparé de la mère de mon fils, j’ai laissé l’appartement que j’avais retapé pour redevenir locataire (laissé beaucoup d’argent au passage) et j’ai quitté mon emploi d’expert technique. Et ce n’étaient pas des « coups de tête ».

Je vous prie de croire que cela n’a pas été facile de mettre une croix sur toute une vie ainsi construite. Je ne crois pas que j’aurais pu le faire sans l’aide de la thérapie et également des coachs auxquels j’ai fait appel en soutien.

 

La reconnexion

Avant de me lancer dans l’aventure Co’Delta, j’ai finalement passé plusieurs années de réflexions… et d’hésitations.  J’ai récolté beaucoup d’informations et d’avis… sur ce qu’il est « bon de faire » ou « de ne pas faire ». Et chacun, à ma demande, y allait de ses conseils… pour finalement me perdre dans tout et son contraire.

Fin 2017, j’avais déjà écrit ma version beta de slogan « Retrouver cohérence, sens et plaisir au quotidien ». Et je l’ai laissé dans un tiroir pendant plus de 2 ans ! C’est en travaillant sur mes personas en marketing qu’une amie m’a apporté une pièce de puzzle manquante. Je lui ai demandé comment elle avait trouvé son persona principal et elle m’a répondu : « Facile… Le persona c’est moi ! »

Co’Delta, l’accompagnement

Eh oui ! Qui d’autre que moi pourrait m’accompagner aussi bien que ce que j’aurais voulu à l’époque si ce n’est moi-même avec mes compétences et mon expérience de maintenant ?

En 2019, j’ai créé Co’Delta pour accompagner les personnes et les entreprises qui souhaitent se reconnecter à ce qui fait sens pour elles (leurs besoins, leurs valeurs, leurs désirs). Je combine cela avec du pragmatisme de ma vie d’ingénieur (gestion de projet mais « adaptée ») afin de repasser à l’action et vous permettre de vivre ce qui vous motive !

 

Transformez les mal-é-dictions en béné-dictions !

J’ai eu plusieurs fois des retours comme quoi il n’était pas de bon ton d’écrire un article comme celui-ci. Que « cela ne se fait pas », en particulier avec des dirigeants d’entreprises… Et pourquoi pas ?!

Que vous soyez dirigeant, responsable, salarié, indépendant ou particulier, je suis convaincu que vous pouvez vous reconnaître un minimum dans mes partages. Comme le dit Jean de la Rochebrochard (conseiller de Xavier Niel) dans une interview : « La productivité n’a de valeur que si c’est pour avoir un équilibre de vie. Si c’est juste pour abattre des centaines de tâches, 15 heures par jour, ça n’a aucun sens. »

Alors pour revenir à ce que j’écrivais en début d’article, la personne qui exécute la prestation n’est pas le produit ou le service… mais cette personne, par sa façon d’être, son histoire, fait prendre vie au service et lui donne toute sa force, tout son impact !

En savoir plus sur l’approche coaching de Co’Delta